Date
22 – 25 octobre 2026
Où
La Mercouline, Gard
"Quatre jours pour redescendre. Créer au rythme de la lumière basse, des repas qui durent, des soirées qui commencent tôt et de la garrigue qui sent encore le chaud.
Une immersion d'automne pour retrouver ce qui tient, pour reconnaître ce qui, en vous, a déjà des racines.”
La Mercouline est une maison-hameau, des bâtiments qui se répondent, des terrasses, un mazet à l'écart.
Du travertin au sol, des poutres blanchies, de la pierre laissée nue par endroits.
Un vaste atelier lumineux, des tables où s’étaler, des espaces pour travailler dedans comme dehors.
Le matin, la lumière entre par les portes-fenêtres et vient se poser sur la pierre. Le soir, les conversations s’étirent autour de la table.
Un lieu habité. Avec du silence, de la matière, des traces de vie.
Exactement ce qu’il faut pour créer. Peindre dans tout ça. Simplement.
Sortir d'une rentrée qui a tout pris, et vouloir autre chose que du repos.
Être à un endroit du chemin où les choses bougent, et avoir envie de regarder ça de près, plutôt que d'attendre que ça se tasse.
Se demander ce qui vient vraiment de soi, et ce qu'on a simplement suivi. Sentir que quelque chose demande à être retrouvé, ou protégé, sans arriver à le nommer.
Avoir besoin de quatre jours avant l'hiver. Pas pour récupérer — pour aller voir.
Cette immersion est pour vous
Témoignage
Pourquoi cette immersion ?
- Les journées s’ouvrent lentement. On peint le matin, on continue l’après-midi, on laisse parfois reposer. Le temps redevient un espace plutôt qu’une urgence.
- Il n’y a rien à réussir ici. Pas de niveau attendu. Pas de résultat à produire. Seulement un espace pour explorer, essayer, se laisser surprendre et retrouver un geste plus libre.
- Pendant quatre jours, tout est là, pour vous. Le matériel. Les repas. Le lieu. Le rythme. Vous n’avez qu’à vous laisser porter.
- Quelque chose se passe aussi entre les ateliers. Les discussions du soir. Les regards posés sur le travail des autres. Les idées qui circulent. Le groupe devient peu à peu un espace qui soutient, inspire et donne du mouvement.
- C’est une parenthèse posée juste après la rentrée, juste avant l’hiver. Le moment de l’année où l’on a le plus besoin de reprendre son souffle — et le moins l’habitude de se l’accorder.
Chaque immersion est vécue de manière profondément singulière par chaque stagiaire.
Certain-es viennent pour retrouver du temps pour créer. D’autres pour sortir du quotidien, clarifier une situation, nourrir une pratique, retrouver de l’élan — ou simplement s’offrir quelques jours dans un lieu inspirant.
On peut arriver avec une question précise. Ou sans question du tout.
La création, les propositions, le cadre de l’immersion et la qualité de présence offerte permettent d’explorer et laisser émerger ce qui est là, au moment où c’est là.
Mon accompagnement s’adapte à chaque personne, à son rythme, à son histoire et à ce qu’il-elle est venu-e chercher — ou découvrir.
Il ne s’agit pas d’arriver quelque part ni de devenir quelqu’un d’autre. Mais de s’offrir un espace où ce qui a besoin de se remettre en mouvement, de s’éclaircir ou simplement de respirer davantage peut trouver sa place.
L'automne, une saison pour s'enraciner
En automne, la sève descend. L’arbre ne perd rien : tout ce qui a poussé dehors pendant six mois redescend, se met à l’abri, va nourrir le système racinaire. C’est le moment de l’année où la plante travaille en bas.
Quatre jours pour faire pareil.
La lumière arrive de côté maintenant. Elle rase, elle allonge tout, elle donne aux choses des ombres qu’elles n’avaient pas en août.
On peint autrement quand le temps redescend.
Les couleurs se chargent. On va vers les terres, les ocres, les bruns, les encres, les verts sourds. On travaille davantage la matière et moins la transparence. Le papier boit autrement dans l’air humide — il faut attendre, laisser une couche prendre avant d’en poser une autre, et cette attente-là fait partie du travail.
Dans cette immersion, il ne s’agit pas de produire un chef-d’œuvre ni de “bien faire”.
Il s’agit plutôt de retrouver une qualité de présence.
Être attentif-ve à une couleur, à une sensation, à un geste.
Laisser revenir quelque chose de plus instinctif, de plus vivant.
Le Gard, en octobre, offre autre chose.
Il offre des journées encore douces et des nuits qui rafraîchissent d’un coup. Des pierres sèches qui gardent la chaleur de la journée. Une garrigue qui sent le thym, la résine et le romarin chauffé. Les vendanges qui viennent de finir. Les premières pluies sur la terre sèche — cette odeur-là, le petrichor, qui ne ressemble à rien d’autre.
Et un végétal qui, à cette saison, ne ressemble plus du tout à celui de l’été. Il sèche, il se rétracte, il montre sa structure. C’est le moment de l’année où l’on voit le mieux comment les choses sont faites.
Un cadre simple et habité.
Un endroit où l’on peut ralentir suffisamment pour entendre à nouveau ce qui cherche à émerger.
Racines
Chaque immersion a son fil. Celui-ci s’appelle Racines.
Vous avez compris d’où il vient.
Pas l’arbre généalogique, pas le retour aux origines. Mais, ce qui tient, ce qui vous tient, ce que vous tenez.
C’est un fil rouge, pas un programme. Chacun-e vient y puiser ce dont il-elle a besoin, là où il-elle en est. Certain-es y trouveront une couleur, d’autres une question, d’autres encore autre chose. Ça ne se décide pas à l’avance.
Ce n’est pas une promesse de transformation spectaculaire.
C’est une invitation, le temps de quatre jours, à créer sans se juger, à retrouver la douceur d’être pleinement là, et à repartir vers l’hiver avec quelque chose de plus solide sous les pieds.
Les tarifs et les modalités d'inscription sont détaillés en bas de page.
Je vous accompagne dans cette immersion
Je suis Céline Vie, artiste peintre et facilitatrice en exploration créative.
J’ai imaginé ces immersions comme des espaces où l’on peut créer autrement. Prendre le temps. Sortir du rythme habituel. Retrouver une relation plus instinctive au geste, à la couleur, à la matière.
Depuis plusieurs années, j’accompagne des groupes à travers des dispositifs mêlant création, attention au vivant et expérience sensible.
Ici, il ne s’agit pas de suivre une méthode figée ni de produire quelque chose de réussi.
Je propose des pistes, des élans, des expériences à travers lesquelles chacun-e avance à son rythme.
Mon travail consiste surtout à créer les conditions : un lieu inspirant, un cadre souple mais solide, une qualité de présence, d’écoute et d’attention qui permet à la créativité de se déployer.
Ces immersions sont nées d’un désir simple, réunir dans un même espace ce que j’aime profondément dans la création, la transmission et l’art de vivre.
Et revenir créer dans le Gard, où je suis née, donne à cette immersion-là une résonance particulière. Ce fil des racines, je ne l’ai pas choisi tout à fait au hasard.
Je crois profondément que certains lieux, certaines rencontres et certains moments peuvent remettre du mouvement là où tout semblait figé.
Et que quelques jours suffisent parfois à regarder autrement.
L'art de vivre : une expérience sensible et conviviale
Dans cette immersion, la création ne se limite pas aux temps d’atelier.
Elle passe aussi par les repas qui durent, les conversations du soir, les bouquets posés sur la table, les livres qui traînent dans le salon, les silences, les rires et les moments où chacun-e peut simplement respirer.
J’ai pensé cette immersion comme un espace où l’on puisse se sentir porté-e par le lieu, le rythme et l’attention donnée aux détails du quotidien.
Tout est pris en charge pour que vous puissiez réellement vous déposer.
Une cuisine généreuse et inspirée
Parce que créer passe aussi par là.
En octobre, la table change. Les plats reviennent au four, les soupes reprennent leur place, les courges, les châtaignes, les derniers raisins, les premiers coings. On prend le temps du café du matin, des longues discussions du soir, des desserts partagés.
Ici, la table fait pleinement partie de l’expérience. Les couleurs d’un plat, les odeurs qui arrivent de la cuisine, la manière dont un repas rassemble après une journée de création.
Les repas sont préparés avec soin à partir de produits frais et de saison.
Une maison pour vivre ensemble… et respirer
La maison est vaste, et c’est ce qui permet au collectif de ne jamais peser.
Il y a le grand salon, avec ses fauteuils dépareillés et ses tableaux accrochés bas. Il y a le séjour, les terrasses. Il y a l’escalier de pierre qui tourne, les recoins, les petites tables où l’on peut poser un carnet et s’isoler un moment.
On peut travailler ensemble dans l’atelier, s’installer dehors quand la douceur d’octobre le permet, lire à l’écart, marcher dans les alentours ou remonter simplement dans sa chambre. Chaque chambre dispose de sa propre salle de bain.
L’immersion repose sur le collectif, mais chacun-e peut aussi trouver son propre rythme, ses temps de retrait, ses espaces de silence.
Il n’y a rien à performer ici. Seulement une manière plus douce et plus habitée de traverser les journées.
Se laisser porter par l’automne
L’automne change la manière d’habiter le temps.
Les journées raccourcissent, et c’est justement ça qui aide. On rentre plus tôt. On allume plus tôt. Les soirées commencent avant qu’on ait fini de vouloir faire des choses.
Entre la lumière basse, les chemins autour de la maison et l’odeur de la terre qui se réveille aux premières pluies, quelque chose se relâche peu à peu.
Et cette disponibilité-là nourrit profondément la création.
Vous souhaitez vous inscrire, écrivez-moi celinevie@celinevie.fr
Déroulé du stage
Jeudi 22 octobre
Arriver, ralentir, entrer dans le lieu
À partir de 17h, chacun-e prend le temps d’arriver, de découvrir la maison, de s’installer.
Première soirée à partir de 19h, un grand apéro dînatoire partagé. Quelques propositions simples pour entrer doucement dans la création et commencer à faire connaissance autrement.
Une première soirée pour s’apprivoiser, ralentir et entrer peu à peu dans le rythme de l’immersion.
Vendredi 23 & Samedi 24 octobre
Creuser, chercher, laisser venir
Deux journées entières pour peindre, expérimenter, assembler, observer.
Le matin, la lumière arrive de côté et les ateliers commencent lentement autour des tables de travail. L'après-midi, on continue, on laisse mûrir, on recommence autrement.
Il n'y a pas de programme technique annoncé à l'avance. Le matériel est là, en quantité. Mon travail est de vous proposer, au bon moment, le médium et les outils qui font sens là où vous en êtes. Ce ne sera pas le même pour chacun-e. Ce ne sera pas le même le samedi que le vendredi.
Entre les temps de création : des repas qui durent, des marches courtes, des moments à l'écart aussi.
Le soir, les grandes tablées prolongent naturellement l'expérience.
Dimanche 25 octobre
Clôturer, regarder, repartir autrement
Le dernier matin, nous prenons le temps de terminer, déplacer ou déposer ce qui a émergé pendant ces quelques jours.
Un dernier atelier, plus calme. Un brunch partagé. Puis un cercle de clôture pour regarder le chemin parcouru ensemble avant le départ à 15h.
Repartir avec des traces, des images, des rencontres… et souvent une autre manière d’habiter le quotidien — juste au moment où l’hiver commence.
Des attentions pensées pour prolonger l’expérience
À votre arrivée, vous découvrirez un tote bag peint à la main, réalisé spécialement pour cette immersion.
Chaque pièce est unique.
À l’intérieur : un carnet, quelques outils et plusieurs surprises choisies avec soin pour accompagner ces quelques jours de création.
Tout au long de l’immersion, des temps d’échange individuels peuvent permettre d’ajuster une intention ou simplement de déposer ce qui est en train de se vivre.
Après le retour, une heure de visio individuelle est proposée à chaque participant-e pour prolonger l’expérience.
Toutes les créations réalisées pendant le séjour repartent avec vous.
Des traces sensibles de ces quelques jours hors du rythme habituel.
Votre hébergement
J'ai choisi de vous accueillir à La Mercouline, une maison-hameau du piémont cévenol, dans le Gard.
C'est la maison de Claude et François Depardon. Claude est férue d'art et de création, et elle ouvre sa porte comme on ouvre un atelier, avec l'envie que quelque chose s'y fabrique.
Nous nous sommes rencontrées il y a presque un an, puis il y a eu au printemps un stage de trois jours. Si je reviens à La Mercouline, ce n'est pas seulement pour le lieu, mais pour la rencontre.
C’est une maison habitée, avec du caractère, de la mémoire et de la matière. Exactement ce qu’il faut pour créer.
À l’intérieur : travertin au sol, poutres blanchies, murs de pierre laissés nus par endroits, un vaste atelier lumineux et plusieurs espaces pour travailler, dedans comme dehors, selon l’heure du jour et l’envie du moment.
Les terrasses s’ouvrent sur les toits de tuiles et les cyprès. Les soirées d’octobre y sont douces et fraîches à la fois.
La maison compte six chambres, chacune avec sa propre salle de bain, seules les toilettes sont partagées, à raison d’une pour deux chambres.
Hébergements & tarifs
Toutes les formules comprennent :
- l’hébergement en pension complète,
- l’accès à l’ensemble des ateliers,
- tout le matériel artistique,
- un tote bag peint à la main, et des attentions choisies avec soin,
- une visio individuelle d’une heure après l’immersion.
Tous les tarifs affichés s’entendent TTC (TVA 20%)
Chambre individuelle — 1090 €
Six chambres, six atmosphères : le Mazet, la Jungle, l’Ocre, les Fougères, la Jaune, la Bleue.
Poutres blanchies, meubles de famille, salle de bain privative, lit double. Chacune peut accueillir une personne seule, ou deux.
Ici, personne ne partage sa chambre avec un-e inconnu-e.
Chambre couple — 1700 € pour deux
Deux personnes participant ensemble à l’immersion et aux ateliers. (1 lit double)
Chambre couple avec accompagnant — 1450 € pour deux
Une personne participe à l’immersion tandis que l’autre profite simplement du lieu, des repas et du rythme du séjour sans suivre les ateliers.
Tarif fidélité — parce que revenir compte aussi
Certaines personnes reviennent d’une immersion à l’autre.
Et cela me touche profondément.
Pour remercier cette fidélité et permettre à ces expériences de s’inscrire dans le temps, un tarif préférentiel est proposé :
- Une immersion déjà vécue avec moi : –5 %
- Deux immersions : –10 %
- Trois immersions ou plus : –15 %
Modalités de réservation & paiement
Un acompte de 50 % du montant total est demandé pour valider votre inscription.
Le solde est à régler au plus tard le 1er octobre 2026.
Modes de paiement acceptés :
- virement bancaire,
- chèque.
Conditions d'annulation
- En cas d'annulation de votre part, l'acompte n'est pas remboursable.
- En cas d'annulation de l'immersion par l'organisatrice, notamment si le nombre de participant-es est insuffisant, remboursement intégral. Cette décision serait prise et communiquée au plus tard une semaine avant le début de l'immersion.
Conformément au droit de rétractation, vous disposez d’un délai de 14 jours après réception de votre acompte pour annuler votre inscription et être remboursé-e intégralement.
En cas d’événement grave et imprévu (maladie, accident, situation exceptionnelle), nous étudierons ensemble les solutions possibles : report ou avoir sur une immersion ultérieure.
Vos questions, mes réponses
Je n’ai jamais vraiment peint ou dessiné. Est-ce pour moi ?
Oui.
Il ne s’agit pas ici d’avoir un “bon niveau”, mais d’oser explorer, expérimenter et retrouver une relation plus libre à la création.
Le thème des racines touche à l’intime. Est-ce qu’il va falloir raconter sa vie ?
Non.
Personne n’aura à se raconter, ni à justifier ce qui se passe. Le thème est un point de départ pour la création, pas un sujet de discussion imposé.
Certain-es auront envie de parler, d’autres pas du tout. Les deux sont parfaitement à leur place ici.
Cette immersion est-elle une thérapie ?
Non.
Cette immersion est avant tout une expérience artistique et sensible.
La création peut cependant ouvrir des prises de conscience ou remettre du mouvement dans certaines zones de vie, mais il ne s’agit ni d’une thérapie de groupe, ni d’un programme de développement personnel classique.
J’ai déjà une pratique artistique. Qu’est-ce que cette immersion peut m’apporter ?
Un déplacement.
Une autre temporalité.
Un regard neuf.
Un espace pour sortir des automatismes et retrouver de l’élan, du jeu et de la respiration dans votre pratique.
Peut-on venir seul-e ?
Oui, et c’est même souvent le cas.
Les immersions rassemblent des personnes d’horizons très différents, dans une atmosphère simple, chaleureuse et profondément humaine.
J’ai déjà fait un stage de trois jours à La Mercouline. En quoi est-ce différent ?
C’est plus long, et surtout ce n’est pas la même chose.
Un stage est un temps de recherche plastique. Une immersion est un séjour : quatre jours pleins, un fil qui traverse tout, la pension complète, l’attention portée à la table et au rythme, des temps d’échange individuels, et une visio de prolongement après le retour.
On ne vient pas y apprendre une technique. On vient y travailler ce qui est en train de se passer.
Comment vient-on ?
La gare la plus proche est Nîmes. Un covoiturage entre participantes est organisé dès que le groupe est constitué.
Que faut-il apporter ?
Des vêtements confortables qui peuvent être tachés, de quoi avoir chaud le soir, un carnet si vous aimez écrire… et l’envie de vous laisser surprendre.
Tout le matériel artistique est fourni sur place.
Rejoindre cette immersion
Six chambres, et c’est tout. Un petit groupe, pour préserver une vraie qualité de présence, de création et de partage.
Si cette proposition résonne pour vous, écrivez-moi.
Je serai heureuse d’échanger avec vous, de répondre à vos questions et de voir ensemble si cette immersion est l’espace juste pour vous aujourd’hui.